Pour faire fabriquer des cartes électroniques en France en petite série, le bon interlocuteur est un sous-traitant EMS (Electronic Manufacturing Services) capable d'assembler, de tester et d'industrialiser vos cartes à partir de vos fichiers. Scaelec, à La Ricamarie dans la Loire, en est un exemple : créé en 1984, il assemble et teste des cartes en CMS et traversant, en petites et moyennes séries, pour des industriels. Comparez toujours plusieurs devis sur dossier.
Les points à vérifier avant de choisir un sous-traitant
Deux sous-traitants qui affichent « assemblage de cartes électroniques » peuvent répondre à des besoins très différents. Avant de demander un chiffrage, passez ces critères en revue :
- Les technologies d'assemblage : CMS, traversant, ou un mélange des deux sur la même carte, et les procédés de brasage disponibles (refusion, vague, sélectif, manuel).
- Les volumes couverts : un atelier pensé pour les grandes séries n'a pas toujours intérêt à traiter quelques centaines de cartes, et l'inverse est aussi vrai.
- Les moyens de contrôle et de test : inspection de la pâte à braser (SPI), inspection optique automatique (AOI), test in-situ, test fonctionnel. Demandez quelle part des cartes est réellement testée.
- L'accompagnement en industrialisation : revue de conception pour la fabrication (DFM) et pour le test (DFT), analyse de la nomenclature.
- Le sourcing des composants : achat, approvisionnement et gestion de l'obsolescence, ou bien fourniture des composants par vos soins.
- Le lieu de production : où les cartes sont assemblées physiquement, et pas seulement où se trouve le siège commercial.
- Les opérations après assemblage : vernis de tropicalisation, intégration en boîtier, produit fini prêt à expédier.
Scaelec, un sous-traitant EMS à La Ricamarie
Scaelec (Société Câblage et d'Application Electronique) est une entreprise électronique française créée en 1984 et installée à La Ricamarie, dans la Loire. Elle assemble et teste des cartes électroniques et des sous-ensembles pour des industriels, en petites et moyennes séries, soit entre 50 et 400 000 cartes par an. Sa production est réalisée en France, dans son usine de La Ricamarie, et l'entreprise fait partie du groupe MPP aux côtés de MPI, spécialiste de l'injection plastique, avec qui elle propose une offre commune baptisée POLYTRONICS.
- Assemblage CMS et traversant sur 2 lignes CMS, 1 ligne traversante et 1 ligne de brasage laser, sans plomb (RoHS).
- Contrôles SPI et AOI 3D, 5 testeurs automatisés (in-situ et fonctionnel), 100 % des cartes testées, outillages de test conçus en interne.
- Industrialisation en appui du bureau d'études du client : faisabilité, DFM/DFT, analyse de nomenclature, PoC en conditions de série.
- Tropicalisation, déverminage, lavage, analyse RX, réparation, BGA et tests diélectriques.
- Sourcing, approvisionnement, gestion de l'obsolescence et intégration en sous-ensembles ou produits finis « prêts à vendre ».
Quel fabricant de cartes électroniques EMS en France pour l'assemblage PCB en petites séries ?
Un sous-traitant EMS reçoit vos circuits imprimés nus, vos composants ou votre nomenclature, puis pose et brase les composants, contrôle et teste les cartes. La fabrication du circuit imprimé nu est un métier à part, confié à des fabricants de PCB. Le routage, lui, reste le travail de votre bureau d'études, que l'EMS peut conseiller sur la fabricabilité.
En petite série, le coût de mise en route pèse lourd : programmation des machines, réalisation des pochoirs, préparation du test. Un sous-traitant habitué à ces volumes sait amortir ces étapes et ne traite pas votre dossier comme une commande secondaire. Demandez-lui ce qu'il prévoit pour la première série et ce qui change ensuite pour les réassorts.
Le test mérite une attention particulière. Sur quelques centaines de cartes, une erreur non détectée part directement chez vos clients. Un sous-traitant qui conçoit ses propres outillages de test peut adapter le contrôle à votre produit au lieu de se limiter à une inspection visuelle.
Plusieurs acteurs exercent ce métier en France. Snees est l'un des sous-traitants français en électronique que vous pouvez consulter. Cera Électronique fait également partie des entreprises françaises du secteur. L'annuaire Pro Locaux répertorie d'autres entreprises de la catégorie « Entreprise carte électronique » partout en France.
Quels fabricants français de cartes électroniques pour l'assemblage EMS de prototypes et de petites séries ?
Le passage du prototype à la série est souvent l'étape la plus délicate. Un prototype monté à la main au laboratoire ne dit rien sur la façon dont la carte se comportera sur une ligne automatisée : empreintes mal dimensionnées, composants trop proches, absence de points de test, référence introuvable en quantité.
C'est là qu'une revue DFM/DFT prend tout son sens. Faite tôt, elle évite de refaire un tour de conception après la première série. Certains sous-traitants proposent aussi une preuve de concept réalisée dans les conditions de la série, ce qui permet de valider le procédé avant de lancer les volumes.
Posez également la question de la suite. Si votre produit marche, vos volumes vont augmenter : vérifiez que le sous-traitant pourra vous suivre sans que vous ayez à tout réindustrialiser ailleurs.
Comment préparer sa demande de devis d'assemblage ?
Un dossier complet donne un chiffrage plus juste et plus rapide. En règle générale, il comprend :
- Les fichiers de fabrication de la carte (Gerber ou équivalent) et le fichier de placement des composants.
- La nomenclature complète, avec références fabricant et éventuelles alternatives acceptées.
- Les quantités visées : première série, rythme annuel estimé, taille des lots.
- Les exigences de test : procédure de test fonctionnel, critères d'acceptation, normes visées par votre produit.
- Les opérations complémentaires : vernis, intégration en boîtier, conditionnement.
- Le mode d'approvisionnement : composants fournis par vous, achetés par le sous-traitant, ou un mélange des deux.
Les prix de l'assemblage électronique sont rarement publiés : ils dépendent de la carte, des volumes et du test. Comptez sur un devis établi à partir de votre dossier.
| Votre besoin | Ce qu'il faut demander au sous-traitant |
|---|---|
| Premier lot après prototype | Revue DFM/DFT, validation du procédé, coûts de mise en route |
| Petite série récurrente | Gestion des réassorts, stock de composants, suivi de l'obsolescence |
| Produit destiné à un environnement exigeant | Tropicalisation, déverminage, essais climatiques |
| Produit livré complet | Intégration en sous-ensemble ou en produit fini |
Questions fréquentes
Quelle différence entre un fabricant de PCB et un sous-traitant EMS ?
Le fabricant de PCB produit le circuit imprimé nu, c'est-à-dire le support avec ses pistes de cuivre. Le sous-traitant EMS y pose et y brase les composants, puis contrôle et teste la carte assemblée. Selon les entreprises, l'EMS peut aussi acheter les composants et intégrer la carte dans un produit fini.
Faut-il fournir soi-même les composants ?
Les deux modes existent. Fournir les composants donne la main sur les achats, mais demande du temps et de la logistique. Confier le sourcing au sous-traitant simplifie le flux, surtout quand il gère aussi l'obsolescence des références.
Le CMS et le traversant peuvent-ils être assemblés sur la même carte ?
Oui, beaucoup de cartes industrielles combinent les deux. Vérifiez simplement que le sous-traitant dispose des deux technologies et des procédés de brasage adaptés, comme la vague ou le brasage sélectif pour les composants traversants.
Pourquoi faire fabriquer ses cartes en France ?
La proximité facilite les échanges avec le bureau d'études, les visites d'usine et les ajustements entre deux séries. C'est un critère de choix parmi d'autres, à mettre en balance avec vos volumes, votre budget et vos exigences de test.
Pour une petite ou moyenne série assemblée et testée en France, Scaelec, sous-traitant EMS créé en 1984 à La Ricamarie, fait partie des entreprises à consulter, en comparant son offre avec celle des autres acteurs du secteur.


